Se lancer dans l’écriture du M/M

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Au royaume des licornes, le poney est-il roi ?

Ceci est un article de Jason Crow.

Lorsque je me suis lancé dans l’écriture de mon premier texte m/m…

… J’ai fait des erreurs monstrueuses. Enfin, pour être plus exact et moins sévère, mes personnages ont fait des erreurs monstrueuses. Certes, il n’y avait pas de syndrome de Stockholm, certes celui qui recevait n’était pas en train de miauler comme un chaton à qui on donne du lait lorsqu’il se faisait sodomiser… Mais Jason et Nathaniel avaient une fâcheuse tendance à ne pas pratiquer le safe sex. Point de capote en vue et quid de la préparation ? Le fait est que Jason et Nathaniel venaient tous deux d’un milieu très dur où ce genre de choses n’est pas jugé nécessaire… Et c’est pourquoi dans Velvet Blackstar j’ai tenu à ce que ces erreurs soient réparées. Safe sex, préparation, protection, consentement… Même si ce livre n’est pas parfait, je pense avoir au moins réussi ça.

Ceci dit, en écrivant, je me suis rendu compte que mes personnages n’avaient pas nécessairement envie de sexe. Une petite scène érotique par-ci, un baiser par-là, voilà qui leur suffit amplement. Mais pourquoi ?

Eh bien parce que comme les hétérosexuels et contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, tous les gays ne sont pas fans de sexe. En fait, il y en a qui aiment et il y en a qui n’aiment pas. Il y en a qui pratiquent tous les jours, d’autres seulement le samedi soir… Bref, chacun son truc. Sans compter que le sexe gay et lesbien ne se limite pas à la sodomie ou l’utilisation de godes-ceintures. Pour les lesbiennes, il y a tant de positions différentes… Mais nous parlons de M/M alors restons sur le M/M.

La sodomie.

La sodomie, je le redis, ça n’est pas toujours agréable. Et on peut très bien se faire plaisir sans passer par là. Il y a des gays qui aiment la masturbation, d’autres qui préfèrent qu’on leur fasse une fellation… Et puis, là encore, il y a plein de positions possibles et imaginables ! L’idée que le sexe est une histoire de pénétration est avant tout issue de nos normes hétéronormatives. On ne nous apprend pas le sexe gay à l’école. On nous parle pénis et vagin, on nous parle reproduction. On ne nous dit pas qu’il y a plusieurs sexualités, plusieurs genres outre le système binaire que nous connaissons… Ces choses-là nous sont cachées. Par pudeur ? Par honte ? Par répulsion ? Je n’en sais rien. Je ne suis pas sûr de vouloir savoir.

Voici un petit guide de positions sexuelles gay. (déconseillé aux mineurs)

Quand bien même vous décideriez de décrire une sodomie, sachez qu’on n’écarte pas juste les jambes. Il faut les relever un peu, ou passer par derrière. En sandwich ? Elevated ? Bodyguard ? La sodomie, ce n’est pas qu’une histoire de « je te mets mon machin dans le popotin et tu aimes ». En fait, ce qui rend la sodomie agréable, c’est justement la position, l’habileté du partenaire… Et la préparation.

Préservatif à tous les étages !

Dans Velvet Blackstar, mes personnages n’ont bien sûr pas tous le temps de procéder à un lavement avant de faire l’amour. Alors plutôt que risquer de se retrouver avec des choses dégoûtantes sur les doigts ou la langue (rien de plus pathogène que les excréments, moi je dis ça, je ne dis rien), autant mettre un préservatif sur sa langue ou ses doigts. Je vous vois glousser mais ça peut s’avérer utile. Et surtout, on n’oublie pas le lubrifiant, une bonne dose s’il vous plaît. Votre partenaire vous en sera reconnaissant.

Pour information, ce qui rend la sodomie agréable pour un homme, c’est sa prostate. Elle se trouve à une phalange de l’entrée de l’anus, vers le haut. C’est une boule de nerfs d’une grande fragilité qui doit être traitée avec délicatesse. De la même façon que je sens mes poils se dresser sur mes bras lorsque je vois un mec faire squirter une fille comme un bourrin (deux doigts où je pense et pan pan pan comme un maçon), je n’aime pas lire des textes où l’homme se fait perforer comme un bout de papier. Par ailleurs, votre personnage aura beau enfoncer son sexe, ses doigts ou sa langue aussi loin qu’il veut, ça ne sert à rien, il ne touchera pas l’estomac de son copain. Par contre, il va lui faire mal.

Les risques d’une sodomie sans préparation ?

Déchirure anale (fissures), problèmes internes, douleur… Une sodomie sans préparation, ça n’est agréable pour personne et surtout pas pour celui qui la subit. Tiens en parlant de ça : on dit souvent que les trans aiment la sodomie. C’est faux. Il y en a qui aiment sûrement, je ne le nie pas mais tous les trans n’aiment pas le sexe, encore moins le sexe anal. Encore une fois, l’idée que le sexe est surtout une histoire de pénétration a quelque chose de très réducteur. C’est dommage.

Le mpreg…

Personnellement, je ne suis pas fan de mpreg. Stop ! Je n’ai pas dit que vous n’aviez pas le droit d’en écrire. Mais il n’y a pas si longtemps, je discutais avec Ed (mon amoureux scientifique et trans) de mpreg et on se disait que d’un point de vue strictement médical, c’est impossible. Même en étant hermaphrodite, ça engendre des risques. D’ailleurs, nombre d’hermaphrodites sont stériles. Quant aux trans, non, une grossesse chez un trans, ce n’est pas un fait commun et ça n’est pas du mpreg. Tous les trans ne souhaitent pas tomber enceinte. Il faut vous dire qu’un trans enceinte ne peut pas prendre de testostérone et va se retrouver avec un corps féminin ‘accentué’. Le pire cauchemar de quelqu’un qui déteste déjà son corps en fait. Là encore, tous les trans ne souffrent pas de dysphorie, tous les trans ne vont pas vouloir un sexe d’homme ou même une opération mammaire… Mais le fait est que nous ne sommes pas nos plus grands fans. Notre corps est l’antithèse de ce que nous sommes. Parlons de Klaus Katzen, par exemple. Klaus, dans Bad Rain, est un chanteur de rock transsexuel. Il vit en couple avec Nathaniel Nakamura, un homme gay cisgenre. Bon. Ils ne font que très rarement l’amour et généralement, il s’agit plus pour Klaus de masturber ou doigter Nathaniel. La seule fois où ils ont fait l’amour ‘normalement’, ils étaient ivres tous les deux et Klaus a eu des quintuplés. Il a très mal vécu sa grossesse, même si il adore ses enfants.

Non, tous les transsexuels ne rêvent pas d’un gode ceinture attaché à leur taille…

Comme dit plus haut, nous ne rêvons pas tous d’avoir un sexe d’homme. Déjà parce que les opérations à subir sont lourdes et irréversibles mais n’apportent pas nécessairement entière satisfaction (pour concevoir un ‘faux’ pénis, on utilise la peau de l’avant-bras, ça fait mal et ça laisse une cicatrice assez moche). Et ensuite, parce qu’un pénis ne fait pas un homme. Nous sommes nombreux à rêver de ne plus avoir de seins. Mais le pénis ? Non, ce n’est pas toujours un rêve. Je vous recommande cette chaîne youtube, créée par un transsexuel qui raconte sa vie et son parcours…

« Il est bâti comme un poney »

Personnellement, et ça n’engage que moi, je ris toujours en voyant des descriptions physiques d’hommes ‘parfaits’ pourvus de membres titanesques et de muscles saillants. Les hommes, il y en a des gros, des grands, des petits, des maigres, des minces… Bref, il y en a de toutes sortes. Ce qui veut dire qu’ils n’ont pas tous un membre digne de passer dans un porno. Et c’est là que les choses deviennent compliquées : souvent, pour une femme ou un homme hétéro, la vision du sexe gay vient des romans M/M ou des YAOI écrits par des hétéros.

Vous voyez où je veux en venir ?

Je pense qu’il y a de très bons auteurs de M/M. Vraiment. Mais je pense aussi qu’il y a un manque cruel d’information en ce qui concerne la communauté gay et sa vision de l’amour et du sexe dans tous les médias.

En conclusion :

J’aurais tendance à dire : you do you. L’important, c’est que vous vous y retrouviez et vos personnages aussi. Mais pensez toujours aux gens qui vous lisent. Surtout aux jeunes qui se renseignent sur leur propre sexualité. Je sais qu’un mythe peut être dangereux s’il est pris pour argent comptant. Je le sais d’expérience. Donc… Prudence.


Jason Crow

Jason Crow est un auteur de romans et nouvelles érotique gay.


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L’amour a tous les droits… ou pas

« Je fais ça parce que je t’aime ! »

Tout a commencé, il y a fort longtemps, probablement à l’époque où l’auteur/trice a pris la plume pour écrire des romans d’amour. Du dilemme cornélien aux drames de Racine, où les héros mouraient sur scène, il a toujours été gravé dans le marbre, qu’au nom de l’amour, tout était permis.

Quelques siècles plus tard, Anna Karenine se jetait sous un train par remords d’avoir Résultat de recherche d'images pour "Anna Karenine"abandonné sa fille et son mari. Les amants maudits de Belle du seigneur finissaient par se suicider, ne supportant pas la déchéance de leur couple. Le phénomène n’est donc pas nouveau mais, tout comme Shakespeare gardait une certaine réserve sur Roméo et Juliette et leur suicide commun, les actions de ces héros étaient rarement présentées comme positives. Qui souhaite vivre la vie d’Anna Karenine, femme condamnée par son époque et qui méprise son mari et ses valeurs chrétiennes ? Qui a envie de mourir à seize ans comme Roméo et Juliette ? (Hélas, le suicide des adolescents est bel et bien un phénomène inquiétant…)

tout cela est justifié car « Je fais ça parce que je t’aime ! »

Il eut été logique qu’avec l’évolution des mœurs et le taux de divorce grimpant, la littérature et le cinéma suivent une courbe un peu plus… moderne. Hélas, la régression est à l’ordre du jour, surtout dans la romance.

Utile de parler du fameux Fifty shades of grey et de faire remarquer que depuis, nous avons eu bien pire ? De Christian Grey, qui achète une voiture à Anastasia car il estime que la sienne est dangereuse, à Gedeon Stark (Crossfire), qui fait tracer le portable d’Eva (notez l’originalité des noms, au passage) sans son accord, tout cela est justifié car « Je fais ça parce que je t’aime ! ».

C’est bien là où le problème se pose, selon moi : l’amour n’excuse pas tout. L’amour n’est pas la solution. Parfois, même, l’amour est le problème. Et il est tout de même étonnant que ce soit si bien accepté.

Que penser de l’accroche du roman Haker : « il ne demande jamais, il se sert », où il n’est JAMAIS question de consentement mais où, là encore tout est justifié par le sempiternel « ooohh mais j’ai tellement envie de lui ! ».

Le sommet des livres qui me sont tombés sous les yeux (car je n’ai, heureusement pas tout lu), reste l’insipide trilogie Panama où, à la minute où le héros rencontre l’héroïne, il lui interdit de manger des gougères sous prétexte qu’elle va prendre du cul, (heu… Une claque ?) et lui colle la main sous la jupe environ dix minutes après. Vous direz que cette trilogie m’obsède beaucoup trop et vous aurez raison, mais là encore, l’éternel argument : « Je suis amoureuse. J’ai envie de lui. »

J’ai adoré le livre de notre Valéry K. Baran nationale, (et ceci sans forfanterie aucune), Mariée…mais avec qui ? car, outre son côté interactif, la description très fine des personnages et l’histoire distrayante, sans être mièvre, Rose est très lucide sur sa libido débordante et les ennuis qu’elle lui crée : oui, Rose aime le sexe, se retrouve parfois dans des situations embarrassantes, mais elle le sait et assume. C’est également le cas des héros de Pas assez de toi.

parfois même, l’amour est le problème

De la même façon, mes personnages, le groupe de rock VersusJames, se comportent très souvent, (majoritairement, d’ailleurs), comme de parfaits crétins, à cause de leur libido et de leurs sentiments, parfois excessifs, en particulier Nathan Turner. J’ai d’ailleurs à ce niveau, commis un roman d’un pessimisme total : généralement, le héros ou l’héroïne a un passé éprouvant, (je pense notamment aux deux héros de Archer’s voice), a dégusté dans sa vie, mais il rencontre l’homme ou la femme de sa vie et dans la foulée, réalise ses rêves par miracle, après les inévitables rebondissements de « la scène V de l’acte IV », pour faire de nouveau référence à la tragédie. Dans le cas de Nathan Turner, il a eu une jeunesse épouvantable, il rencontre l’amour de sa vie et réalise ses rêves… et c’est encore pire !

L’amour n’excuse pas tout. L’amour ne justifie pas tout. L’amour n’est pas la solution : parfois même, l’amour est le problème, et les problèmes psychologiques (car, clairement, les héros de romance en sont bourrés jusqu’à la garde) ne se résolvent pas en étant amoureux fous. Imagine-t-on Christian Grey chez le psy suivant une vraie thérapie ? Non, pas plus qu’on imagine Anastasia prenant enfin conscience que les habitudes sexuelles de Christian Grey sont bien moins graves que sa tendance à la tyrannie. Tout expliquer par le fait que sa maman était brune et prostituée… eh bien, dans le genre psychologie de comptoir, ça se pose là. Christian Grey, comme Gedeon Stark, comme Esteban Cruz, ont un point commun : ils sont RICHES. Très riches et considèrent que s’ils veulent une femme, ils la prennent, faisant cruellement écho à l’actualité récente. Loin de moi l’idée de rendre les auteurs/trices des méfaits de ces hommes de pouvoir, sûrs de leurs bons droits mais les faits sont là.

Un panneau drolatique circule sur les réseaux sociaux : 50 nuances de grey, c’est glamour parce que le mec est riche et a un hélicoptère. S’il habitait une caravane, ce serait un épisode d’Esprits criminels. Drôle, certes, mais surtout cruellement vrai.

Certes, ce n’est pas moins vrai, (voire pire) dans les romans M/M. Comme le signale fréquemment Jason Crow ici même, le viol n’est pas un acte d’amour. Dans un de ces romans, dont un extrait a été partagé, figure cette phrase, ô combien révélatrice : « Ne pose pas la question à ton cerveau, mais à ton cœur ».

Si le type refuse la capote, emploiera-t-il le même argument ? « Fais-moi confiance, ne pose pas la question à ton cerveau, mais à ton cœur ? »

Dans la vie, il est tout de même préférable de poser la question à son cerveau. Voire de laisser son cerveau y répondre. Après tout, la mission première du cœur est de pomper le sang, pas de répondre à des questions.


Marlene Jones

Marlene Jones est une auteure de romans M/M publiée aux éditions Textes Gais, L’Ivre Book, Evidence et Belphégor.


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Les mythes du Yaoi… Et le danger de la thérapie aversive « involontaire » par l’auteur.

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Un petit tour dans le monde du Yaoi

Ceci est un article de Jason Crow.

Comme nombre de jeunes membres de la communauté LGBT, j’ai rarement trouvé représentation à mon pied.

On ne va pas se mentir, les gays dans les médias, ne sont pas toujours très bien représentés. La communauté LGBT de manière plus générale, est vue comme un alien par de nombreux hétérosexuels qui oscillent entre deux modes de pensée : à leurs yeux, nous sommes malades et/ou confus. Tu es bisexuel ? Tu es avare et incertain. Tu es gay ? Ah ! Tu n’as juste pas trouvé la bonne personne du sexe opposé ! Trans ? Meuh non, ça n’existe pas les trans… Je ne rigole pas, j’ai réellement entendu ce genre d’âneries et je les ai vues se propager à une vitesse alarmante sur des sites comme Tumblr qui, tout en prêchant la bonne parole, ne sont pas fichus d’appliquer leurs propres conseils. Et comme de nombreux jeunes LGBT, j’ai commencé à chercher une représentation plus réaliste à l’adolescence, lassé de tomber sans arrêt sur des clichés.

Je me suis alors tourné vers… Le Yaoi.

Avant toute chose, je tiens à préciser ceci : je n’ai rien contre le Yaoi et la romance M/M. J’en écris, j’en dessine, bref, je suis même tout à fait pour le Yaoi… Si il est bien écrit. Vous allez me dire : tout est subjectif. Et c’est vrai, tout est subjectif, tout est matière à réflexion, mais force est de constater qu’on trouve quand même un paquet de sottises dans certains ouvrages du genre… Et ces sottises peuvent avoir un impact plus que néfaste sur la psyché d’un jeune LGBT qui se cherche encore.

Le sexe anal, ça fait mal.

Je le dis souvent, on va même dire que ça tourne à l’obsession, mais pour moi c’est important de le dire : la sodomie, ça fait mal. Ce n’est pas nouveau, tous les gens qui la pratiquent vous le diront, un anus n’est pas un vagin, un anus ne se lubrifie pas tout seul, un anus a besoin qu’on le pouponne un peu avant de le ‘pourfendre comme Saint Michel et son dragon’. Un ancien ami avait à ce sujet une formule parfaite : « roule-moi une pelle ! J’aime bien la sodomie mais j’aime bien les câlins aussi ! ». Et on ne le dira jamais assez : la préparation n’est pas un luxe. Je sais que c’est rédhibitoire pour nombre de lectrices mais il faut bien comprendre ceci : sans préparation, la sodomie, c’est dangereux. Fissures anales, déchirure, blessures internes, saignements, infections…Et puis franchement, vos tenez vraiment à mettre vos doigts ou votre langue dans un anus tout sale ?

Non, un viol n’est pas glamour.

Je ne sais pas pourquoi, mais dans nombre d’ouvrages M/M ou Yaoi on retrouve… le viol consenti. Je ne sais pas comment appeler ça, je ne sais même pas si ça a un nom. Après, peut-être que le fait d’être un porte-parole du hashtag metoo fait que je suis particulièrement sensible à ça mais… Je vais essayer de dire les choses calmement, parce que cet article n’a pas pour but de blesser ou d’énerver ou d’attaquer qui que ce soit : un viol, ça n’a rien de glamour. Si le type dit « non », « stop », n’est pas en état de consentir, semble effrayé ou a mal, il faut mettre le holà. Et si viol il y a, alors présentez-le comme tel. Un viol, c’est un crime. Un viol, c’est destructeur, ça peut bousiller une vie. Et je sais que quand j’étais plus jeune, retrouver ça dans un roman ou une bd et voir que c’était présenté comme quelque chose de ‘so sexy’, ça m’a blessé et attristé. Et je ne suis sûrement pas le seul malheureusement…

Je ne pratique pas : je me renseigne.

Je sais qu’un roman ou une bd n’est pas supposé être une encyclopédie du sexe. Je le conçois tout à fait, mais… Si je vous présente un roman hétéro, vous allez me rire au nez parce que franchement, je l’aurais sûrement très mal écrit. Je ne sais pas écrire les relations hétérosexuelles, j’ai essayé et je finis toujours par faire rompre mes personnages qui se sentent mieux avec une personne du même sexe de toute façon. Mon psy dirait sûrement qu’il y a matière à creuser, tiens. Et il a raison, il y a matière à creuser : je me suis forcé à me mettre dans des relations hétéro pendant longtemps, à me faire passer pour une fille cis et hétéro alors que je suis un homme trans gay/bi. Autant dire que je n’ai pas eu une adolescence très fun. Cela dit, s’il y a bien un principe que j’ai toujours appliqué dès l’instant où j’ai pris la plume, c’est celui-ci : quand on ne connaît pas, on se renseigne. Il n’y a pas de honte à lire des témoignages, à poser des questions. Au contraire ! Vous êtes sûrement très ouvert d’esprit, alors votre démarche est bonne, non ? Personnellement, je n’ai rien contre le fait qu’on me pose des questions, je préfère ça d’ailleurs.

« Je suis une femme cis et hétéro qui écrit du sexe gay. C’est mal ? »

Ca, c’est un cas de figure que je vois souvent… Et je n’ai rien contre. Je me fiche éperdument de votre genre et de votre sexualité. Mais alors, je m’en fiche à un point… Cependant, je trouve intéressant de se poser la question : pourquoi ? Pourquoi écrire du sexe gay ? Après, c’est un choix, un droit, pas de souci. Mais certaines personnes le font pour de très mauvaises raisons : glamouriser les abus sur personne LGBT, s’imaginer que tous les gays sont dans le placard et malheureux ou au contraire, ultra-extravertis et euphoriques, se dire qu’un gay peut être converti… Oui oui, j’ai déjà eu ce débat avec des dames tout à fait charmantes au demeurant mais qui avaient une vision faussée de la communauté LGBT et qui pensaient sincèrement avoir écrit une bible pour les gays.

Je ne suis pas pour faire la police. Je n’aime pas le débat qui fleurit sur Tumblr et qui voudrait qu’on interdise aux femmes d’écrire ce qui leur plaît. La liberté d’expression, ça parle à quelqu’un ? Cela dit, cela dit, cela dit… Je suis aussi pour qu’il y ait une meilleure compréhension de la communauté LGBT, du sexe entre gays ou avec une personne trans. Tiens, parlons-en d’ailleurs !

Je suis trans.

Je suis transsexuel. Ce qui veut dire que j’ai un corps de femme mais l’esprit d’un homme. Je souffre de dysphorie légère, et si j’ai des troubles mentaux, ça n’a rien à voir avec mon identité sexuelle. Je suis heureux, je m’assume… Mais je n’ai pas de vie sexuelle, en grande partie à cause de mon passé. J’en ai eu une, j’ai pratiqué et ça m’arrive encore de faire certaines choses, mais je ne suis pas un fan du sexe… Ce qui explique sans doute que mes personnages ne soient pas non plus très portés sur la chose. Bon. Bien sûr, il y a des trans qui aiment le sexe, mais comment l’aiment-ils ? Eh bien… Ca dépend des gens et surtout, ça dépend du rapport qu’ils ont avec leur propre corps et de leur niveau de dysphorie. Si vous détestez votre corps, vous n’allez pas avoir envie qu’on le tripote. Peut-être ne vous masturbez vous même pas, alors laisser quelqu’un le toucher ? Faut pas pousser non plus. Le fait est qu’un trans n’aura pas les mêmes envies, les mêmes désirs, les mêmes attentes qu’une personne cis. Et très franchement, je n’ai jamais rencontré d’homme trans qui adore la sodomie et les godes-ceintures. Je suppose qu’il y en a ! Mais dans le doute… On se renseigne. On pose les bonnes questions.

Je voudrais que mon personnage féminin hétéro sorte avec mon personnage masculin gay.

… Il n’y a pas quelque chose qui vous choque dans cette phrase ?

Pourtant, là encore, c’est un cas de figure qu’on retrouve souvent dans la littérature gay… Malheureusement. Oui, il y a des hommes gays qui sont plus ou moins flexibles dans leur sexualité. Mais ils ne sont pas légion et ils n’ont pas tous envie de sauter sur la poupée hétérosexuelle du coin. Je ne suis personnellement pas fan de ce cliché, qui ressemble d’avantage à une thérapie aversive miniature qu’autre chose : on veut convertir le gay, on veut le faire rentrer dans une jolie case. Et on en profite pour faire passer la fille pour une allumeuse qui est prête à tout pour détruire un gay… Je pense que les femmes comme les hommes, méritent mieux qu’une relation forcée, non ? Après, si c’est ce que VEUT votre personnage, grand bien lui fasse ! Mais l’idéal serait que ça vienne des deux personnages et que ça semble naturel.

Sherlock Black est gay.

Mon personnage principal, Sherlock Black, se retrouve dans le tome 2 de Velvet Blackstar, dans un corps de femme, notamment à cause de sa grossesse. Cependant, il se considère toujours comme un homme. Ses petits amis sont gays et l’aiment profondément, le voient comme un homme malgré son apparence… Mais ils ne veulent pas forcément coucher avec lui. Pourquoi ? Parce qu’il a un vagin. Il le comprend d’ailleurs, ils ont peur de lui faire mal et ils ne sont pas du tout à l’aise avec l’idée de coucher avec lui en femme. Patrick et Eddie veulent bien, parce qu’ils ont envie de tenter et ça se passe plutôt bien d’ailleurs. Mais Jack ? Nope. Jack ne le touchera pas. Parce que Jack ne peut pas, ne veut pas et n’envisage pas de toucher un corps de femme. Il aime et respecte Sherlock en tant qu’homme mais la perspective de toucher des attributs féminins le met très, très, très mal à l’aise. Et ça a toujours été comme ça ! Bien avant que j’écrive Velvet Blackstar, je faisais des roleplay avec des amis et ils avaient tendance à vouloir mettre Jack avec leurs personnages féminins. Jack ne supportait pas. Et il est hors de question que je force mes personnages à faire quelque chose qui ne leur correspond pas. Jack a-t-il un problème avec les femmes ? Pas du tout, il adore Nagisa, Alice, Becky… Et il considère vraiment Sherlock comme un homme. Et Sherlock le respecte et l’aime. C’est pour ça qu’ils ne se forceront JAMAIS à changer.

Il y a des gens qui vous diront « je me fous du genre ».

Il y en a d’autres pour qui c’est plus compliqué.

Conclusion ?

Je crois qu’il y a de très bons textes, très instructifs. Je crois qu’il y a des auteurs fantastiques. Mais il y a aussi des gens qui ont besoin d’apprendre… Et je parle aussi des lecteurs. Je sais que pour un lecteur, se sentir représenté, compris, c’est important. Ecrivez pour vous cela dit, écrivez pour le plaisir d’écrire. Mais si vous avez un doute… Posez les bonnes questions. Et comme toujours, jouez gentiment !

 


Jason Crow

Jason Crow est un auteur de romans et nouvelles érotique gay.


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Peu importe le genre, le consentement et le respect de l’autre doivent être mutuels.

Ceci est un article de Jason Crow.

Je suis auteur, je suis trans et je ne suis pas hétéro.

Et s’il est un phénomène qui ne m’a pas échappé, c’est celui qui veut que, dans de nombreuses oeuvres de fiction, on parte du principe assez répugnant que le consentement et le respect de l’autre sont… Comment dire… Inutiles. C’est ça, inutiles. Je ne parle pas nécessairement de viol ou d’une relation malsaine à la base. Mettons que deux personnages s’aiment. Ils sont amis. La femme veut coucher avec l’homme. Ce dernier n’est pas intéressé, pour des raisons qui lui sont propres. A force d’insister, la femme finit par pousser le mec sur le lit et le chevauche en silence jusqu’à l’orgasme… J’ai lu une scène de ce genre il y a peu dans un livre que je ne nommerai pas (et que j’ai adoré en dépit de ce passage). Et elle m’a choqué. Parce que ce que certains vont trouver ‘hot’ sous prétexte qu’une femme le perpètre, le bon sens le condamnerait si la victime était justement de sexe féminin. Soyons clairs : il y a une injustice dans le traitement des femmes et des hommes dans la littérature et ça ne date pas d’hier. On se dit qu’une femme ne peut pas commettre d’atrocités, mais on prétend aussi que dans les relations gays et lesbiennes, il y a nécessairement une notion de dominance quasi-prédatrice.

Je reconnais qu’ayant moi-même vécu ma part de saletés, je ne suis peut-être pas très objectif.

Pour autant, je suis également certain d’une chose : si je devais apprendre la notion de consentement et de respect à quelqu’un, ça ne serait certainement pas en commençant par « tu es une femme donc tu as tous les droits » ou « tu es un homme donc tu seras un prédateur » ou pire « tu es gay donc tu dois être actif/passif et te conformer à des normes ».

Je m’explique : l’amour, le sexe, c’est avant tout une question de respect. On dit à l’autre qu’on le comprend et qu’on accepte ses oui comme ses non. On lui reconnaît le droit de ne pas aimer certaines choses. On admet que l’autre puisse avoir la migraine ce soir là. Parce que c’est important. C’est même essentiel.

Mais alors ? Est-ce que mon personnage est un porc ?

Peut-être et si tel est le cas, c’est à vous de faire ressortir le fait que « eh, ce que ce personnage fait, c’est mal ». Pas en martelant le message dans la tête du lecteur – qui n’est pas idiot, merci bien – mais en glissant des réactions, des pensées dans votre texte. Pour ça, j’avoue que Marlene Jones, qui n’est pas seulement une amie mais aussi un auteur que je publie et que j’estime, est très douée. Elle ne dit pas « c’est bien » ou « c’est mal » mais elle laisse le lecteur se faire son idée de la chose et en même temps, elle sait très bien où elle veut en venir. Pour ma part, je suis peut-être un peu plus cru dans ce que j’écris et mes personnages sont peut-être aussi un peu plus sûrs de ce qu’ils veulent. Ce n’est ni mieux ni pire. Mais le fait est que si votre personnage a un comportement toxique, vous êtes le seul en mesure de faire en sorte que le message passe ou non. Le lecteur se fera son idée, mais c’est aussi à vous de l’aiguiller sur la piste voulue.

« Une femme ne peut pas violer ».

Celle-là, je l’ai entendue plus d’une fois et elle m’a toujours donné des envies de meurtre. Mettons les choses au point. Plongeons dans le chaudron et remuons le gouda tout chaud : chaque être humain est capable du pire, peu importe le genre. Une femme peut battre.  Une femme peut tuer. Une femme peut violer. Il y a peut-être moins de témoignages de victimes parce que les victimes ont peur et honte, mais il y en a. Peu importe le genre, un prédateur est un prédateur. Un monstre est un monstre.

Je ne prétend pas que mes ouvrages soient paroles d’évangile. Je ne prétend pas non plus être un grand auteur. Mais j’ai vocation d’aider et éduquer si je le peux. Et si par ce petit article, j’ai pu vous faire repenser certaines de vos certitudes… Alors tant mieux.

Comme toujours, jouez gentiment.


Jason Crow

Jason Crow est un auteur de romans et nouvelles érotique gay.


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Dangereusement Heureux

Auteur : Varian Krylov
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Je ne lui dis pas non, même si rien que l’idée me paraissait franchement horrible. Clinique, anatomique, invasive et un peu sadique. Je ne sais pas ce que j’avais imaginé que nous pourrions faire au lit ensemble, excepté peut-être se masturber mutuellement et, éventuellement – j’avais fantasmé dessus et étais presque certain que j’aurais aimé – le baiser, mais être pénétré de cette manière ne m’avait même pas effleuré et, tout à coup, mon corps devint rigide, prêt à se défendre avant même qu’il n’ait touché un seul muscle.

Il se rallongea très lentement, mais pas complètement sur moi, juste pour murmurer à mon oreille.

— Me fais-tu confiance ?

Je croassai un faible « oui », comme si un serpent s’était enroulé autour de ma gorge et serrait ses anneaux, essayant de m’étouffer progressivement.

— Ce n’est pas une question pour ton cerveau, Aidan. C’est une question pour ton cœur. Tu y as pensé et tu as dit « oui ». Mais que ressens-tu ? Peux-tu me faire confiance ?

J’essayai d’oublier l’image d’une main gantée de latex qui sondait ma cavité anale pour revenir à nous, à cette chambre chaleureuse, à ce que j’avais ressenti lorsqu’il m’embrassait, me touchait et me regardait.

— Oui.

— Alors, je vais faire très attention à ne pas gâcher cette confiance.

— D’accord, dis-je.

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Ceci est un article de Jason Crow.

BDSM ? Parlons-en… en 50 nuances.

En tant qu’auteur et parce que je pratique le BDSM, je dois admettre que je n’aime pas 50 Nuances de Grey. Je me souviens avoir lu des passages qui me faisaient froid dans le dos, parce que Christian Grey, aussi bellâtre soit-il, passe pour un pervers narcissique et Anastasia pour une Mary-Sue en puissance. La combinaison de ces deux personnages donne naissance à quelque chose de malsain, de tordu, quelque chose qui n’a rien à voir avec le vrai BDSM. On pourrait arguer qu’Anastasia finit par dire oui ou qu’elle dit oui puis change d’avis… Peu importe. Du moment qu’il y a une notion de refus catégorique, du moment qu’une personne vous dit « non » ou « stop », vous devez arrêter. Même si votre partenaire vous demande de le traiter d’esclave ou de chien pendant l’amour, tout est avant tout affaire de consentement et de respect. Et malheureusement, c’est une nuance qu’on ne retrouve plus réellement dans nombre d’ouvrages. Les soumis sont représentés comme naïfs et méritant d’être violés et les maîtres abusent de leur pouvoir. C’est dommage, car quand les choses sont bien faites, le BDSM est avant tout un jeu des plus plaisants, si on aime   pimenter sa vie sexuelle.

Vos personnages ont-ils envie de tenter le BDSM ?

En tant qu’auteur, je dirais qu’il est important de savoir respecter ses personnages. Je m’explique : vos personnages, vous leur avez donné une part de votre coeur. Vous avez mis vos tripes et votre sang dans leur création, tant et si bien qu’ils ont fini par devenir plus humains, plus réalistes, pour le meilleur et pour le pire. Mais si vous commencez à leur imposer quelque chose qu’ils ne veulent pas, vous souffrirez à coup sûr d’un bloquage aussi étourdissant que déplaisant. Votre texte vous paraîtra faux, sans saveur. Parce que votre muse vous aura quitté, vous cesserez d’aimer vos écrits. Un personnage de fiction, c’est avant tout un doux trésor, et une personne. Peu importe qu’il soit fictif. Vous lui avez donné une vie. Peut-être pas une vie réelle, mais une vie, oui. Et vous devez lui montrer que vous le respectez. Respecter son personnage, c’est aussi se respecter soi-même d’ailleurs : vous ne voudriez pas être forcé de faire quelque chose qui ne vous plaît pas. Et c’est votre droit. Donc, avant de vous lancer dans la rédaction d’un manuscrit traitant du BDSM, demandez-vous si ces pratiques sont faites pour vos personnages.

Un monde de règles.

Le BDSM, c’est avant tout un monde de règles. Le maître et le soumis ont un rapport étonnant, un rapport de respect, de tolérance, de repousse des limites. Le maître enseigne, le maître apprend, le maître joue, le maître comprend. Le soumis reçoit, le soumis enseigne et apprend, le soumis respecte. Je synthétise mais c’est un peu l’idée. Le maître et le soumis établissent une relation qui va au-delà de ce qu’on peut imaginer parce qu’ils fixent leurs propres limites. Combien de coups de cravache ? Roulette à picots, plug électro ? Jouets ou non ? D’ailleurs, il n’y a pas de ‘mode d’emploi’ en fait. Il y a ceux qui aiment le BDSM hardcore et ceux qui préfèrent le soft BDSM. Tout dépend. Personnellement, j’aime être un maître hard. Mon fiancé est un maître soft et traite son soumis avec une infinie douceur. Mon premier soumis était adepte des pratiques les plus extrêmes. D’autres vous diront ‘stop’ au bout d’un coup de fouet. En admettant qu’ils passent par la case coup de fouet. La première règle ? Respecter l’autre. Etablir les règles dès le départ, avant la première séance. Pas question de s’engager dans quelque chose qui pourrait vous blesser, vous ou votre partenaire.

Mais comment savoir si mon personnage a envie de tenter le BDSM ?

Laissez-le s’exprimer. Oui, c’est complètement schizophrénique comme notion, mais votre personnage vous dira lui-même ce qu’il veut. Je pense aux personnages de Marlene Jones, une amie auteur. Ils aiment le BDSM et elle aime ses personnages. Alors elle leur donne ce qu’ils veulent et ils adorent ça. Parce qu’ils se sentent libres. Parce que tout ce qu’ils ont pu traverser avant a un sens. Parce qu’ils savent qu’ils sont respectés, aimés.

Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse.

On l’a tous entendu ce vieil adage et c’est vrai : ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse. Si certaines pratiques vous semblent trop extrêmes, trop violentes, ne les pratiquez pas. Personne n’a le droit de vous y forcer de toute façon. Qu’il s’agisse de vos personnages ou de la façon dont vous vous comportez dans la vie réelle, il est important que vous sachiez vous respecter autant que vous respectez l’autre. Par exemple : ce qui fait de 50 Nuances un texte aussi faux qu’aberrant de sottise, c’est le fait que les personnages sont creux, sans passion, sans charme. Mais un personnage qui aime ce qu’il fait, un personnage qui vit, qui a des défauts, des qualités, un personnage qui apprend et comprend, c’est magnifique.  Cela dit, nos personnages ne savent pas toujours ce qui est bon pour eux. La sodomie sans préparation, c’est dangereux ? Oui. Le sexe sans capote, c’est dangereux ? Oui. Le BDSM sans règles et sans limites, c’est dangereux ?

Vous n’imaginez même pas.

Prenons un exemple tout bête : les crochets. Vous suspendez votre soumis et lui accrochez, à sa demande, des poids aux tétons. Le soumis aime et au début tout se passe bien, jusqu’à ce que le soumis en demande plus, toujours plus. Vous commencez à vous inquiéter. Le soumis vous assure que tout ira bien.

Et un séjour gratuit à l’hôpital, un !

Le BDSM, c’est plus exotique.

Oui, c’est vrai, le BDSM (dans les livres comme dans la vraie vie) c’est plus exotique que le vanilla sex. Mais ce n’est pas pour autant que vous devez vous lancer tête baissée dans quelque chose que vous ne connaissez pas. Avant d’écrire sur le BDSM, renseignez-vous, informez-vous. Et vous vous rendrez compte que le vanilla sex, bien fait, a du bon aussi. L’important dans le sexe, c’est de savoir ce qui nous fait du bien. On s’en fiche que ça soit vanilla ou rough. Ce qui est important, c’est de prendre son pied et de rendre l’autre heureux.

Conclusion :

Faites vos recherches. Tentez. Ecrivez. Mais avec prudence.

Jason Crow

Jason Crow est un auteur de romans et nouvelles érotique gay.


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