Safe Sex ? Oui, mais entre femmes (2/3)

Dans la première partie, je vous ai expliqué de quoi je parlais en parlant de safe sex entre femmes et pourquoi cela était important.

Cette fois-ci, nous allons parler parler d’applications concrètes, avec les options les plus connues et des fois, vous aurez le droit de m’appeler Cap’tain Obvious !

Le consentement

Étape n°1 du Cap’tain Obvious. Si les deux partenaires sont consentants, vous avez déjà nettement plus de chance d’avoir du safe sex.

Plus sérieusement, la majorité des IST sont transmissibles par les sécrétions vaginales (la cyprine de la dernière fois) et le sang. Le consentement permet soit d’éviter d’être blessée, soit de poser des limites qui protègent sa partenaire en particulier dans le cas des relations non-consensuelles (BDSM, non-exclusivité, …).

Le lubrifiant

Étape n°2 du Cap’tain Obvious.

Cela parait bête, mais si les femmes lubrifient naturellement, cela ne veut pas dire que c’est assez. Des choses aussi évidentes que le stress, la fatigue, les médicaments dont la pilule contraceptive, l’alcool, la rapidité avec laquelle on passe à l’acte ou encore la ménopause peuvent diminuer drastiquement la lubrification des femmes.

L’intérêt supplémentaire est que l’utilisation de lubrifiant peut devenir un jeu sexuel, de ce que vos camarades du collège appelaient très élégamment « doigter ». Il y a des terminaisons nerveuses à l’intérieur du vagin et si la partenaire s’y prend bien, cela peut devenir très agréable, voire même orgasmique.

Les jeux avec l’anus n’étant pas interdits aux femmes qui, si elles n’ont pas de prostate, ont quand même des terminaisons nerveuses, le lubrifiant est évidemment dans ce cas-là le meilleur ami des partenaires.

Le mieux étant de se servir de lubrifiant à base d’eau, pour ne pas abimer les sex-toy, ni affaiblir les parois des préservatifs (qui perdraient tout leur intérêt). Pour ceux à base de silicone, il faut lire la notice pour savoir s’il est compatible ou non avec les préservatifs et les sex-toys.

Prendre soin de ses ongles

Pour les FSF (Femmes ayant des rapports sexuels avec des Femmes), c’est le Cap’tain Obvious n°3, néanmoins pour la majorité de la population ce n’est pas toujours le cas.

Je vais pas y aller par quarante chemins, mais les ongles longs version Cruella d’Enfer, c’est pas vraiment compatible avec l’insertion de doigts que ce soit dans le vagin ou l’anus. Ce sont des muqueuses délicates, qui peuvent donner du plaisir, mais qui n’aiment pas le ramonage version griffures félines.

L’autre point souvent méconnu, c’est le vernis. Il n’y a rien de plus chimique et de plus mauvais pour les délicates muqueuses sus-nommées. Donc… Évitez. Et n’utilisez pas le dissolvant juste avant d’insérer les doigts où que ce soit dans la partenaire.

Non. Vraiment pas.

Le préservatif externe

Et oui, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de pénis, qu’on n’utilise rien qui en rappelle la forme (les doigts, les sex-toys, les légumes divers et variés, le manche de la brosse à cheveux, …). Le plus simple reste alors de se servir de préservatifs externes (abusivement nommés masculins), surtout qu’avec la variété de ceux-ci (texture, nervurés, …), il y a de quoi s’amuser.

Pour rappel, on ne met pas deux préservatifs l’un sur l’autre, on les prend avec le label « CE » (Certifié Européen), voire même « NF » (Norme Française) et surtout – SURTOUT – on change de préservatif dès que l’on change de partenaire et dès que l’on change d’organe (en particulier, de l’anus au vagin). Idem, on ouvre pas les préservatifs avec les dents, des ciseaux, etc. Et en cas d’allergie au latex, il existe toujours ceux au polyuréthane.

Le préservatif interne

Le préservatif interne (appelé abusivement féminin) a plein d’intérêts en général, mais entre femmes, son principal intérêt est surtout dans le cas de la pénétration anale. Il faut faire un peu d’atelier pratique avant, en retirant délicatement l’anneau rigide, mais cela fait monter la pression.

Néanmoins, si chacune des participantes en met un, cela peut permettre de partager des sex-toy sans avoir à changer constamment de préservatif. Petit plus ? L’anneau extérieur peut être positionné au niveau du clitoris. Qui a dit que le safe sex ne pouvait pas être récréatif ?

Les conseils d’utilisation sont les mêmes que pour le préservatif externe.

La suite au prochain numéro dans trois semaines.

Partie 1 : Le safe sex entre femmes : qu’est-ce donc et pourquoi ?
Partie 2 : Le safe sex entre femmes en application : les options les plus connues.
Partie 3 : Le safe sex entre femmes en application : les options les plus méconnues.


Sources


Camille Miko, autrice et rédactrice en chef du fanzine Pandora


A lire aussi :

Safe Sex ? Oui, mais entre femmes  (1/3)

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