Osez 20 histoires érotique de Noël – Fellation et préservatif

EXTRAIT
Osez 20 histoires érotique de Noël
« Sur les genoux du Père Noël »

 

Autrice : Magena Suret
Éditions : La Musardine

Elle se glissa à genoux au sol et un éclair de compréhension satisfaite illumina le visage de Timothée qui se rallongea sur ses coudes. Il laissa Amandine lui descendre le pantalon jusque sur les chevilles et écarta au maximum les cuisses. Elle ne perdit pas de temps et plongea sur sa verge, l’enveloppant aussitôt dans sa bouche sur quasiment toute sa longueur. Si elle avait anticipé la fellation, elle aurait favorisé un préservatif aromatisé ; toutefois, le goût du caoutchouc était atténué par leur rapport préalable. Elle ne mit pas longtemps à entendre son partenaire haleter.
Elle suça et aspira avec d’autant plus d’enthousiasme, jouant avec les testicules au creux de sa paume, jusqu’à percevoir la veine gonfler sur sa langue. Elle l’avala alors aussi profond qu’elle le pouvait et le garda au fond de sa gorge tandis qu’il remplissait la protection de son plaisir.

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Age of consent =/= consent

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Ou l’importance de définir la limite entre fiction et réel

Ceci est un article de Jason Crow.

En France, l’âge de consentement légal pour un mineur est de 15 ans. Au Japon, 13 ans. En Amérique, entre 16 et 18 selon les États. L’âge de consentement légal pour un mineur varie selon les pays et les mœurs et on ressent, dans certaines culture, une certaine pudibonderie à l’idée même qu’un ado de quinze ans puisse avoir des hormones. En Amérique par exemple, on est choqué par les âges de consentement français et japonais. Et les YAOI où figurent de jeunes ados font scandale dans le monde entier. Prenons Boku no Pico par exemple. Oui, je l’ai regardé, par curiosité et j’en suis ressorti un peu… marqué, dirons-nous, peut-être parce qu’un gamin de dix-quatorze ans n’a rien, mais alors rien à faire avec un adulte d’une vingtaine d’années dans une position sexuelle et qu’il est clairement suggéré que Pico ne sait pas ce qu’il fait dès le début de l’anime. Il le sait après bien sûr, il devient même un peu dévergondé, mais au début, non. Et c’est ça mon problème majeur avec certains manga et YAOI : qu’un ado soit en âge de faire l’amour, c’est une chose. Bon, dans le cas de Pico, on dirait qu’il a dix ans. Mais on va dire qu’il en a quatorze.

Bref. Prenons un manga shota classique. Généralement, un jeune – très jeune – ado rencontre un adulte. Ils font l’amour, l’ado ne comprend pas ce qu’il se passe mais il aime ça alors il en redemande. Tout comme le vieux cliché du « le viol c’est de l’amour », cette représentation quelque peu perverse des enfants a tendance à me hérisser le poil. Encore une fois, qu’un ado soit en âge de faire l’amour c’est une chose mais ça ne veut pas dire qu’il en a nécessairement envie ou qu’il sait comment ça fonctionne et surtout, il n’est pas sensé le découvrir entre les bras d’un adulte qui lui, sait clairement ce qu’il fait et que si ils se font attraper, il finira en prison.

Bon, après, il y a des ados qui ont réellement des relations avec des adultes me direz-vous. Mais c’est là que la limite du bon sens intervient : normalement, l’adulte doit dire « NON ».

Or, dans les manga type shotacon (je crois que c’est le bon terme ?), l’adulte provoque, l’adulte est content et le gamin… Le gamin finit par se dire que tout est normal.

Aujourd’hui, une personne m’a dit qu’il avait été abusé sexuellement par un pédophile qui adorait ce genre de manga et qui lui disait sans arrêt que tout était normal. Bah oui ! C’est comme ça dans les livres.

Personnellement, ça m’arrive d’écrire des romans montrant deux ados ensemble ou un ado de seize ou dix-sept ans avec un adulte. Mais JAMAIS dans une position sexuelle. Et surtout, surtout, il y a la notion de consentement. Prenons le cas de Levi par exemple. Levi a été violé par un homme qui lui a fait croire que ce qu’il lui faisait était du BDSM et que c’était normal, que c’était de l’amour. Venu faire les prélèvements pour un kit de viol, Haise (vingt ans), s’occupe du garçon de seize ans. Plus tard, en parlant avec lui, il s’attache à lui et finit par en tomber amoureux. Mais Levi aussi est amoureux. Et il est clair qu’ils ne coucheront pas ensemble avant que Levi soit majeur, tout simplement parce que, même s’il a la majorité sexuelle, Levi n’est pas prêt mentalement pour une relation sexuelle. Il est dans une relation amoureuse polygame avec Haise et son compagnon, Robin (trente et un ans), parce qu’il a envie d’être avec eux, mais il ne couche pas avec eux. Il pourrait. L’âge de consentement en France le permet. Mais il n’est pas prêt.

Je ne dis pas que tous nos personnages adolescents doivent rester vierges jusqu’au mariage. Je ne dis pas non plus qu’ils doivent sauter sur tout ce qui bouge. Je dis que si vous les mettez dans une position sexuelle avec quelqu’un, il faut préserver les ados du monde réel et faire en sorte qu’ils comprennent que ce qu’il y a dans les livres n’est pas parole d’Evangile.  Par exemple, Boku no Pico est l’archétype de la source matérielle vers laquelle les pédophiles se dirigent quand ils veulent convaincre un jeune de coucher avec eux.

Il n’y a rien de mal à imaginer deux personnages consentants en train de se faire plaisir. Loin de là. Mais gardons bien en mémoire ceci : l’âge de consentement n’équivaut pas à une preuve de consentement.

Je sais que vous le savez. Si vous lisez cet article, c’est que vous vous renseignez sur le safe sex. Et vous êtes peut-être parent.

Bon courage, soldat.


Jason Crow

Jason Crow est un auteur de romans et nouvelles érotique gay.


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Safe sex pour tout le monde !

Ceci est un article de Jason Crow.

Je l’ai déjà dit dans un précédent article, je suis un auteur gay, en couple avec deux hommes. L’un d’eux est cis (s’identifie à son genre de naissance) et bisexuel et l’autre est trans et gay. Et c’est de celui là dont je vais parler aujourd’hui et, de manière plus générale, du sexe avec un homme transsexuel. Fiction vs réalité. Alors bien sûr, je ne suis pas là pour vous apprendre à écrire. Je suis auteur, pas professeur de littérature et je n’aurai jamais la prétention de dire à quiconque comment il/elle doit écrire son livre. Mais le fait est que dans le monde merveilleux de la fiction, on a un peu trop tendance à s’imaginer que tout est rose ou complètement hardcore, dépendant de nos propres fantasmes et, qu’au lieu de se renseigner auprès des personnes concernées, on a tous une fâcheuse tendance à écrire de grosses bêtises. Attention ! Cela ne fait pas de vous un homophobe, un transphobe ou je ne sais quoi. En fait, je pense que la plupart des gens qui écrivent de la littérature gay se considèrent comme des alliés de la communauté LGBTQ et ça, c’est très bien.

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Cela dit, en ce qui concerne le sexe, il faut savoir qu’un trans n’aura pas de rapports sexuels de la même façon qu’un homme cis. Pourquoi ? Eh bien, pour parler crument, pour une question d’outillage d’abord. Un homme trans :

  1. Ne prend pas nécessairement de testostérone et ne souhaite pas forcément se faire opérer.
  2. Peut subir deux sortes d’opérations différentes: une qui retire les tissus entourant le clitoris et permet ainsi de le faire paraître plus gros et une qui crée un ‘faux pénis’ autour du clitoris à l’aide d’une greffe de tissus prélevés sur une autre partie du corps.

De plus, il faut savoir que tous les hommes transsexuels n’ont pas nécessairement un pénis de plusieurs centimètres de long. Il y en a qui ont un néo pénis, c’est à dire un macro clitoris. Tous les hommes transsexuels ne se font pas opérer au niveau de la poitrine, certains choisissent de s’occuper de leurs seins mais pas du bas, etc… Bref, un homme trans n’en est pas un autre. Et contrairement à ce que l’on peut croire, tous les hommes trans ne sont pas malheureux dans leur corps féminin. Ils ne sont pas à l’aise, certes, mais malheureux ? Les cas de dysphoria pure et dure ne sont pas si fréquents que ça. Et à dire vrai, je ne le souhaite à personne. Avoir envie de s’arracher la peau, de sortir de son corps, ça n’est plaisant pour personne.

Edward, mon petit ami, est transsexuel et souhaite se faire opérer au niveau des seins et prendre de la testostérone. D’autres iront jusqu’à se faire opérer pour avoir un pénis. D’autres encore ne se feront jamais opérer et pour finir, certains n’auront même jamais l’occasion de faire leur coming out.

Mais quid du sexe ? Ah, le sexe. Vaste question que le sexe. On se demande toujours si l’herbe est plus verte dans le pré du voisin, n’est-ce pas ? Et c’est normal d’être curieux. C’est normal de vouloir plus de diversité dans nos livres, nos séries ? Hell, j’aimerais bien voir un Batman transsexuel moi ! Mais un Batman transsexuel… réaliste.

Un de mes personnages, Robyn, que j’ai créé pour Edward et qui apparaît dans O Death, aime le sexe anal. Il ne supporte pas qu’on touche à son vagin, qui lui rappelle trop qu’il n’est pas un homme biologiquement parlant. Un autre de mes personnages, Sherlock, est asexuel. Son petit ami, Algernon, est très porté sur la chose mais Sherlock a horreur de ça. Pareil pour Jonathan Miloslaw, qui lui aussi est transsexuel mais n’aime pas le sexe pour des raisons personnelles.

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Et comment ça marche, me demandez-vous ?

Comme je l’ai dit plus haut, certains aiment le sexe anal. Mais bon, sans prostate, difficile de réellement prendre son pied comme ça pour certains hommes trans, n’est-ce pas ?

Alors que faire ? Eh bien… Il existe un petit bouton merveilleux appelé ‘Clitoris’. Oui, devenu plus gros, il est plus sensible. Mais il réagit toujours aussi bien aux caresses affectueuses d’un partenaire aimant. Et puis, il y a plein de façons de faire plaisir à quelqu’un sans forcément pénétrer la personne. Et encore une fois, être trans et gay ne veut pas dire qu’on aime le sexe. Certains détestent ça, d’autres adorent… You do you !

Cela dit, si vous choisissez la route du sexe anal pour vos personnages ou en réalité, soyez prudents : oui ça fait mal et mal fait, ça peut être très crade. Pourquoi ? Parce qu’un anus n’est pas un vagin et ne se ‘nettoie’ pas tout seul. Alors. Hygiène. Prudence. Safe sex pour tout le monde.

Le sexe, c’est un jeu.

Et comme dans tous les jeux, il faut parfois savoir jouer gentiment.


Jason Crow

Jason Crow est un auteur de romans et nouvelles érotique gay.


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Why Safe Sex

 

Le rôle d’un livre est-il d’éduquer ?

Nous publions cet article en réponse à des remarques que nous entendons assez régulièrement par rapport à notre travail sur ce blog et qui reviendront surement encore, mais qui sont intéressantes dans ce que ça pointe, parce que ça ne touche finalement pas au contenu de nos articles mais plutôt à notre démarche-même. Ce n’est pas ce que nous signalons de problématique dans les livres qui suscite spécialement des désaccords ; c’est le fait de penser qu’il puisse y avoir une incidence dans la réalité.

Les remarques sont alors les suivantes :

  • ce n’est pas parce que je lis quelque chose dans un livre que je vais faire pareil dans la réalité,
  • les lecteurs n’ont pas besoin qu’on leur dise ce qu’ils doivent faire, ils sont assez grands pour le savoir tous seuls,
  • un roman est là pour distraire et non pas éduquer,
  • l’éducation c’est le rôle des parents et non pas des livres.

Ce sujet a déjà été traité partiellement dans la série d’articles « De toute façon les gens savent bien faire la différence entre un livre et la vraie vie », mais nous allons tout de même nous attarder ici sur cette question d’éducation, précisément, qui a suscité beaucoup de débats dernièrement, et motivé non seulement nos membres mais aussi des intervenants extérieurs à s’exprimer dessus. Cet article est donc le fruit d’un travail collectif.

On y va ?

C’est parti !

Du rôle éducatif d’un livre

Il est important de rappeler, en préambule, qu’un livre n’a de rôle que celui que lui donne son auteur. C’est à dire que, si son auteur veut faire de son livre un simple outil de distraction, son rôle est celui-ci. S’il veut éveiller les consciences/proposer une réflexion, son rôle pourra être éducatif, en effet, mais là est vraiment une question de volonté de l’auteur.

Par contre,

Ce n’est pas parce qu’un auteur n’a pas donné de rôle éducatif à son roman qu’il ne va pas pouvoir avoir une influence sur ses lecteurs.

On va prendre un exemple qui devrait parler à tout le monde : Harry Potter. On est bien d’accord : J.K. Rowling a proposé une saga d’aventures, fantastique, et non pas un guide de bonne morale à ses lecteurs. Harry Potter n’est pas un guide de savoir vivre. Pourtant, les lecteurs sont nombreux à exprimer le fait qu’ils en retenu des leçons de vie. Rien que sur internet, on peut trouver énormément d’articles de fans à ce sujet : 33 leçons de vie que nous a appris la saga Harry Potter, 20 précieuses leçons de vie apprises grâce à Harry Potter, 30 leçons de vie apprises grâce à la saga Harry Potter, 15 leçons de vie que j’ai apprises grâce à Harry Potter... Et d’ailleurs, n’est-ce pas ce dont rêve tout auteur ? De pouvoir toucher ses lecteurs avec des discours positifs, en les aidant à croire en eux ou à s’émanciper, à être bien dans leur peau, voire à changer leur vie ?

Or, si on accepte l’idée que nos romans peuvent impacter positivement nos lecteurs, il faut aussi accepter celle qu’ils peuvent les impacter négativement. L’impact ne se fait pas que dans un sens. Mais restons sur cette question de l’éducation, d’abord.

Dans l’idée « l’éducation, ça vient de nos parents, je n’ai plus besoin que l’on m’éduque », on en a deux, en fait :

  • D’une part que l’éducation de nos parents est à la fois exhaustive et suffisante,
  • D’autre part, que l’on n’évoluera plus et que l’on n’a pas besoin de continuer à évoluer en tant qu’adulte.

Voyons ces points :

De l’idée que l’éducation ne serait que l’affaire des parents

On va commencer par une question liée à un exemple d’actualité : celui de l’émission Touche pas à mon poste et de ses multiples condamnations par le CSA.

Est-ce que l’on peut vraiment considérer qu’un présentateur télé d’une émission réunissant plus d’un million de téléspectateurs tous les soirs peut : outer des personnes homosexuelles sans leur consentement, insulter et violenter des minorités, agresser sexuellement ses camarades de plateau… et dire après « oh ben si ce garçon de 22 ans, qui regarde la télé tout seul depuis qu’il est émancipé, a eu des propos homophobes/insulté des minorités/agressé sexuellement sa camarade de fac… c’est uniquement la faute des parents parce qu’ils l’ont mal éduqué » ?

Alors attention : il ne s’agit ici absolument pas de dire qu’un seul évènement va faire d’un enfant un violeur, et bien évidemment que ni une seule émission de télévision ni un seul roman ne va en avoir le pouvoir. Mais force est de constater que, même avec toute la meilleure volonté du monde, les messages délivrés par les parents ne seront jamais les seuls qui atteindront les enfants. Tout parent a déjà vu son enfant revenir de l’école avec des propos allant totalement à l’encontre des valeurs qu’il a veillé à lui transmettre, parce que les parents ne sont pas seuls : la société éduque elle aussi, et c’est pour ça qu’on parle de « culture ». Un parent aura beau dire à son enfant que les personnes handicapées doivent être traitées avec respect, cet enfant va entendre « C’est bon, je suis pas triso ! », le répéter et l’intégrer. Il va voir des graffitis avec marqué « sale pédé » sur un mur dans la rue, il va enregistrer que c’est sale d’être gay et qu’il peut insulter les gays parce que d’autres le font bien. Il va voir ses camarades jeter ses déchets dans la rue parce que ça fait rebelle et cool, et il va le faire lui-même aussi. Quel gamin n’a pas dit à ses parents : « Mais les autres le font, pourquoi moi je ne peux pas ? » avec la conviction que ce qui n’est pas normal, c’est que lui subisse l’interdiction ? Qui a échappé à la honte de son corps à l’adolescence ? Qui a échappé à l’idée préconçue que deux filles qui s’embrassent c’est dégoûtant ? Certaines personnes, surement. D’autres non, mais n’accusez pas leurs parents pour ça. Ne leur rejetez pas la faute dessus, parce que les enfants auront aussi été exposé aux clichés, à la pub, à la télé, aux camarades de classe, aux adultes fermés d’esprit, et bon nombre d’adolescents vont faire du bodyshaming, tenir des propos homophobes et être mal dans leur peau. Un enfant, si bien éduqué fut-il, peut-il échapper à toutes les injonctions quotidiennes, répétitives, que lui renvoie la société ?

Bien sûr que l’éducation va alors avoir du poids pour modérer toutes ces représentations, mais elle ne sera jamais seule à influer sur la construction de l’enfant. On vit dans une société oppressante à l’égard des minorités, une société qui entretient la culture du viol, une société qui n’offre que très peu de représentations positives des « minorités visibles », comme on le dit : handicap, couleur de peau… Le projet We Need More Diverse Books dont nous nous sommes inspirés pour créer celui-ci, l’a d’ailleurs bien remarqué également : où sont les livres/films/séries ayant un petit enfant à la peau noire en tant que héros ? Anita Sarkeesian, de Feminist Frequency, l’a aussi bien compris : comment expliquer le sexisme si marqué du milieu des gamers, sinon en s’interrogeant sur l’image véhiculée de la femme dans les jeux vidéos ?

Forcément on se construit avec ce qu’on « consomme » (livres, films, émission de télé…) et on va intégrer les représentations qui sont les plus rabâchées. Oh, peut-être pas les pires (ça dépend de chacun), mais certaines oui, et bien sûr que nos lectures influencent notre vision. C’est peut-être inconscient, mais ça s’apprend, à force. Ça s’intègre. Ça s’ancre dans le subconscient. Le slutshaming, on voit ça dans les livres. Le viol dont l’héroïne ne se rend même pas compte parce que c’est son petit ami et que forcer la main c’est sexy, on le voit aussi dans les livres. Est-ce que, si elle est confrontée à ça un jour, une adolescente ou une jeune adulte se rendra bien compte de la gravité de ce qui lui est arrivé ? Si une de ses copines se fait agresser par un proche, va-t-elle regarder ses vêtements et considérer le nombre d’amants qu’elle a pu avoir auparavant avant de juger sa responsabilité dans ce qu’elle a subi ? Beaucoup le font, non pas spécialement à cause des parents mais à cause de ce qu’ils ont vu ou lu ou entendu. À cause d’influences extérieures. C’est trop facile de dire que ce n’est que la faute des parents. C’est la faute à un ensemble complexe de situations, d’environnements, de cultures, qu’on appelle une société. Et dans cette société, il y a les livres.

 

De l’idée que l’on n’évolue plus une fois parvenus à l’âge adulte

Que s’est-il produit, tel que le montre cette vidéo, entre 1979 et 2017 pour qu’on passe de « l’homosexualité est une maladie » à des réactions choquées au simple fait que l’on puisse encore demander « que pensez-vous des homosexuels ? » ? L’éducation parentale, vraiment ? Pourtant, s’il ne s’agissait que de ça, les enfants répèteraient indéfiniment ce qu’ils ont entendu pendant qu’ils étaient enfants et personne n’évoluerait jamais : l’enfant de 2017 dirait la même chose que l’enfant de 1979, et donc pareil pour l’adulte de 1979 et l’adulte de 2017 puisqu’on est censés ne plus être « éduqués » ensuite à l’âge adulte…

Ça ne tient pas debout, hein ?

Toute notre vie, on apprend. Toute notre vie, on découvre, on s’interroge, on se documente, on remet en question ce qu’on avait cru auparavant, on pose notre attention sur ce à quoi on n’avait pas prêté attention jusque-là parce que ça nous paraissait normal, parce qu’on avait toujours vécu avec ça, on discute, on échange, on réfléchit… Et on évolue, bien sûr. La société elle-même évolue. Rien n’est figé et il d’ailleurs heureux de constater qu’on a toute notre vie pour continuer, toujours, à évoluer.

Par ailleurs, tout le monde n’a pas accès aux mêmes sources d’informations, tout le monde n’a pas la même capacité à les synthétiser et se les approprier. Et tout le monde ne s’intéresse même pas aux mêmes sujets. Cet article pourra certainement intéresser des auteurs et lecteurs sensibilisés de base au sujet, mais si quelqu’un l’aborde avec un à priori négatif, son attention ne se focalisera probablement que sur ce qui nourrira cet à priori négatif. On est aussi ainsi : on a tous des lectures différentes d’un même média, et on a naturellement tendance à offrir une disponibilité intellectuelle plus forte aux sujets qui nous ont déjà séduits, et à mettre beaucoup plus de barrières aux autres. C’est aussi pour ça que, parfois, il faut du temps : qu’on va mettre un certain nombre d’années à évoluer.

Et même si soi-même on est très peu sensible à l’influence des médias ou de la société (ce qui est peu probable : on est tous conditionnés par notre culture), il reste qu’on est tous différents, avec des bagages différents, des sensibilités différentes, des intérêts différents, des tendances à être plus ou moins influençables, plus ou moins habitués à développer nos propre opinion… et heureusement : sinon, on n’aurait pas une société aussi riche et variée. Mais ce qui, nous, ne nous influence pas, pourra surement influencer quelqu’un d’autre, surtout quand c’est insidieux et que c’est véhiculé à longueur de médias.

 

De la portée formatrice de la romance et de l’érotisme

S’il y a un sujet sur lequel on va avoir tendance à se renseigner, échanger et faire son « éducation » justement hors de la cellule familiale, c’est bien celui-ci. Quelle que soit la bonne volonté des parents. On va en parler avec les ami.e.s, au collège, au lycée, à la fac… Voire vivre ces découvertes de manière totalement solitaire, à l’image de tous ces adolescents qui construisent leur représentations de la sexualité autour du visionnage de vidéos pornographiques ou de la lecture d’histoires érotiques. Les parents peuvent intervenir pour donner des conseils et/ou des avertissements mais ils ne sont clairement pas la première source d’éducation sur ces deux sujets. Les premières sont l’entourage amical et les médias, l’une influençant l’autre.

Pour rester dans les exemples et en donner un flagrant de l’impact des livres sur la sexualité de leurs lecteurs, on ne peut pas passer à côté de celui de la saga 50 nuances. Il y a eu des chiffres relevés : suite à la parution de ces livres, la vente des sex-toys a monté en flèche. Les boules de geishas, accessoires n’ayant pas spécialement de vertus érotiques, se sont pourtant mis à se vendre en sex-shops. Plus gênant : les Infections Sexuellement Transmissibles ont augmenté dans les couples de plus de 50 ans, soit chez des adultes qui, ne l’oublions pas, sont censés être éduqués. Et si les IST augmentent chez les adultes qui, vu leur âge, ont connu le début du SIDA, quelles sont les conséquences sur des gamins en pleine découverte ?

Pour beaucoup de jeunes filles, leur première initiation au sexe, ce sont les scènes de sexe qu’elles vont lire sur internet. Dans des fanfictions, des fictions publiées sur Wattpad… Fictions (sans safe-sex et aux notions de consentement parfois inquiétantes) reproduisant parfaitement les schémas (sans safe-sex et aux notions de consentement parfois inquiétantes) existant dans les romans…

Ce qu’il faut remarquer, c’est que ce qui se propage actuellement, ce n’est pas une image sécuritaire. Quand parle-t-on de safe-sex, finalement ? Aux cours d’éducation sexuelle au collège ? La plupart du temps, les enfants ont eu un cours où on leur a parlé préservatif ; derrière, ils ont des centaines voire milliers de représentations de la sexualité « normale » vierge de tout usage de préservatif.

Depuis Jane Austen jusqu’à aujourd’hui, la romance reflète la société dans laquelle nous vivons, avec ses différentes évolutions. Aujourd’hui, les romances sont beaucoup plus sexualisées. Aujourd’hui, les filles rêvent de milliardaires qui les sauveront de leur existence monotone, exactement comme les téléréalités peuvent donner espoir à des personnes issues de milieux défavorisés de changer de vie. Aujourd’hui, c’est aussi l’homme qui détient le pouvoir du plaisir sexuel de la femme : l’orgasme est vaginal, délivré par l’homme, et s’il y a stimulation clitoridienne, c’est l’homme qui en est à l’œuvre. Aujourd’hui, le préservatif est vu comme un élément gênant qu’il n’est pas naturel de sortir.

Bien sûr, les auteurs font les choix qu’ils souhaitent dans l’écriture de leurs romans, tout comme les lectrices dans leurs lectures. Pourtant, on a besoin d’auteurs qui montrent aux jeunes filles qu’elles peuvent prendre leur vie en main et aller au devant des hommes, en étant leurs égales. On a besoin d’auteurs qui montrent que la capote, c’est naturel, normal et automatique. On a besoin d’auteurs qui fassent de leurs héroïnes de vraies héroïnes, pas des petites choses pauvres qui ont besoin qu’on leur offre le monde. Les adolescentes en particulier sont de grandes lectrices de romance : c’est un public très touché par ces livres.

Ce n’est pas un roman qui changera la face du monde, ce n’est même pas tous les romans, parce que ça serait alors nier l’influence de tous les autres médias : et la presse, et la télévision, et la radio, et l’entourage familial/amical aussi bien sûr, mais justement, cet entourage-là évolue lui aussi au contact de tous ces médias. Et ce n’est pas non plus ce blog. Ce blog n’est pas là pour vous dire ce que vous, auteur, vous devez faire, ou ce que vous, lecteur, vous devez lire, mais ce blog participe, au milieu de tous ces médias, à cette réflexion-là :

Et si on faisait autrement ?

Et si on continuait à écrire des romances magiques, chaudes, excitantes, qui mettent du baume au cœur et font du bien au moral… mais avec une femme qui sauverait, elle, la situation, des personnages qui se protègent et qui ont des rapports consentis, des personnages à la peau de couleur et qui ne seraient pas pour autant réduits à des caricatures ou des faire-valoir de héros blancs et hétérosexuels… Ça aussi, ça serait magique. Et on pourrait en faire plus. Que ça ne soit plus l’exception et qu’il ne soit plus nécessaire d’argumenter pourquoi en voir plus serait bien. Parce que le simple fait qu’il faille argumenter à ce sujet le montre : ceci n’est pas la norme. On en est même très loin.

Et si on s’octroyait tout simplement le droit d’y réfléchir ?

 

Conclusion
(avec réponse à la question : Alors, un roman, c’est fait pour éduquer ?)

Non. Mais « éduquer » n’est justement pas le terme adapté. La réponse à un sujet traitant des représentations véhiculées dans un livre ou un type de livre ne peut pas être « les romans ne sont pas là pour nous éduquer », parce qu’il ne s’agit pas ici d’éducation. Il s’agit du fait que, même sans volonté d’éduquer, nos lectures participent à tout ce qui, dans notre société, nous impacte. Tous les auteurs, toutes les personnes partageant une œuvre ou un support (film, livre, média) doivent avoir conscience que ces derniers ont un impact sur les gens, et cet impact est beaucoup plus insidieux que cette idée du « j’ai vu un thriller donc je vais avoir envie de tuer des gens » : ceci est une caricature qui ne reflète pas l’impact réel qu’a la société dans laquelle nous vivons, et dont les représentations véhiculées par les médias font part intégrante.

A l’arrivée, ce qui est important, c’est que la société évolue. Et qu’on peut faire en sorte qu’elle évolue positivement. Mais justement, si ceux qui ont de l’influence participent à ce changement dans ce qu’ils vont donner à lire et à regarder, là on pourra avoir cette influence formidable à laquelle rêve la plupart des auteurs : celle d’impacter positivement leurs lecteurs, non pas seulement en leur offrant de la distraction ou la possibilité de se sortir un moment la tête de leur quotidien, mais aussi en leur donnant de quoi se construire et évoluer positivement dans leurs vies.


We Need More Safe Sex Books


 

A lire aussi :

« De toute façon les gens savent bien faire la différence entre un livre et la vraie vie » – 1/3

Why Safe Sex

Il y a des gens qui te lisent et qui t’admirent et qui pensent que ce que tu écris est la Bible de la Sodomie

Ceci est un article de Jason Crow, traduit par Lullaby Grenadine.

L’original a été reblogué ici (le tumblr original ayant été désactivé) et en voici la traduction :

 

Je suis auteur de romans et nouvelles érotiques. J’écris sur le sexe gay, même si je suis personnellement asexuel. Étant gay et non-binaire, amoureux de deux garçons, je pense qu’il est important pour moi, en tant qu’auteur, de donner dans mes livres une représentation réaliste de ce que peut être le sexe gay. Donc : le lubrifiant, la préparation, le nettoyage, les préservatifs. J’ai choisi d’écrire du safe sex, même si ça peut parfois être brutal, parce que tu peux jouer durement tout en respectant le corps de ton partenaire. Mais j’ai remarqué une chose, c’est que beaucoup de femmes écrivant de la fiction érotique gay préfèrent imaginer des choses crades et violentes, limite dangereuses. Et ouais, tu fais ce que tu veux. Si ça te fait triper hein ? Mais le souci, c’est que si tu comptes publier ton truc et que tu ne connais rien au sexe gay, il y a quand même beaucoup de chance que tu écrives des choses nocives pour les autres. Pourquoi ?

La plupart des adolescents et des jeunes adultes découvrent le sexe par le porno/l’érotique/le YAOI… Et imagine. Deux ados gays décident de s’amuser. Ils n’ont jamais couché avant et ils veulent la jouer kinky, parce que les médias qu’ils ingèrent et digèrent disent que c’est ça qui est bon. Ils la jouent durement. Pas de lubrifiant. Pas de préparation. Pas de capotes. Des langues dans le cul sans s’être lavés. Du sexe brut.

Quelqu’un finira blessé ou malade, parce qu’il y aura du sang et de la merde partout.

C’est carrément pas safe et ça ne sera pas du tout agréable.

Encore une fois, tu fais ce que tu veux. Je ne suis pas le meilleur auteur du monde. Mes livres se vendent bien, mais je ne suis pas prof d’éducation sexuelle. Pas du tout. Mais regardons la vérité en face : si tu n’as jamais pratiqué le sexe gay ou simplement la sodomie, tu ne sais pas de quoi tu parles et tu devrais probablement faire des recherches avant de propager des informations dangereuses.

Pourquoi est-ce que je parle de ça ? Parce qu’une gentille dame a demandé à des auteurs d’érotique pourquoi est-ce qu’ils étaient aussi coincés et refusaient de faire sexuellement interagir leurs personnages de façon plus dangereuse. Puis elle a dit que son autrice favorite était « une jeune femme qui écrivait uniquement sur des choses sales et brutales ». Ses mots, pas les miens.

Je suis d’accord, le sexe n’est pas fait de roses et de licornes. Ça peut être stupide, ça peut être dur. Ça peut être violent, carrément naze ou plein d’étincelles. C’est bizarre à expliquer et je suppose qu’il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises façons de faire les choses.

Mais franchement.

Souviens-toi. Il y a des gens qui te lisent et qui t’admirent et qui pensent que ce que tu écris est la Bible de la Sodomie.


Jason Crow

Jason Crow est un auteur de romans et nouvelles érotique gay.


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Safe Sex ? Oui, mais entre femmes (3/3)

Dans la première partie, je vous ai expliqué de quoi je parlais en parlant de safe sex entre femmes et pourquoi cela était important. Dans la deuxième partie, vous m’avez appelé Cap’tain Obvious, car je vous parlais du safe sex dans ses applications les plus connues.

Cette fois-ci, nous allons parler parler d’applications concrètes, mais avec des options franchement méconnues.

Uriner

Je n’avais pas promis du glamour avec cette série d’articles (néanmoins, je suis sympa parce que je vous épargne certaines images). Néanmoins, c’est une vraie bonne pratique pour les femmes.

Aller uriner après un rapport sexuel, permet d’éviter des infections en nettoyant l’urètre. En effet, après le plaisir, mécaniquement, des microbes remontent dans l’urètre. En somme, si votre corps vous dit avoir envie de faire pipi après avoir pris votre pied, c’est pour votre bien et non par esprit de contrariété !

La non-hygiène dentaire

Votre mère n’approuverait certainement pas, mais ne pas se brosser les dents trente minutes minimum avant ou après un rapport vagino-buccal ou anale-buccal évite les micro-traumatismes de la bouche et la gencive et donc d’ouvrir des brèches dans la bouche pour les différents virus.

En somme, comme pour bien des choses, être une vilaine fille s’avère payant au final.

Nettoyer

Cela vaut pour les mains, les sex-toy, les légumes ou que sais-je. Dès l’instant où ça rentre en contact avec une de vos muqueuses, nettoyez-le. Quand vous passez d’une muqueuse à une autre, nettoyez-le entre les deux muqueuses. Quand vous changez de partenaire, nettoyez-le. Quand vous venez de virez le chat de la chambre, nettoyez-le (l’objet, pas le chat parce que ça, c’est pas une bonne idée, ils aiment pas en général). Quand vous ne savez pas quoi faire, nettoyez-le.

La seule exception à cette règle ? Le vagin. Il est auto-nettoyant et, sauf soucis de santé et donc prescription médicale, il n’y a pas de raison de nettoyer celui-ci.

La version basique est l’eau et du savon (du genre tout bête, sans parfum, …). Pour les sex-toy en silicone (et juste eux), vous pouvez les faire bouillir dans l’eau trois minutes ou carrément les mettre au lave-vaisselle. Il existe aussi des lingettes désinfectantes.

Les gants

Une égratignure sur la main ? Une compagne ayant ses règles ? Une envie de fist-fucking ? C’est la solution parfaite pour prendre malgré tout du plaisir. Ils peuvent être de toutes les couleurs possibles, ils sont doux et poudreux et très peu chers. On parle ici des gants en latex ou en nitrile (la version latex-free), exclusivement.

L’usage et les moments où les changer sont le même qu’un préservatif. Pareil, pour les lubrifiants.

La digue dentaire

Kezako, déjà ? C’est une sorte de rectangle en latex pas du tout sexy qui se met entre la muqueuse et la bouche de sa partenaire. Cela marche aussi bien pour la vulve que pour l’anus, et rend donc les cunnilingus et les anulingus safe quel que soit les genres des partenaires.

Il peut être remplacé par un préservatif coupé en bas et le long de manière à faire un rectangle.

On ne change évidement pas de côté et on lubrifie du côté des muqueuses. Si on se la joue DIY, on pense bien à stériliser les ciseaux. Et heu, non, le film alimentaire, c’est pas l’idée du siècle.

Partie 1 : Le safe sex entre femmes : qu’est-ce donc et pourquoi ?
Partie 2 : Le safe sex entre femmes en application : les options les plus connues.
Partie 3 : Le safe sex entre femmes en application : les options les plus méconnues.


Sources


Camille Miko, autrice et rédactrice en chef du fanzine Pandora


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Safe Sex ? Oui, mais entre femmes (2/3)

Safe Sex ? Oui, mais entre femmes (1/3)

Une légende existe : le sexe entre femmes est safe par définition…

Le safe sex est un sujet bien connu des relations entre homme et femme et des relations entre hommes. Par contre, pour les relations entre femmes, il en est tout autre, au point qu’une légende existe : le sexe entre femmes est safe par définition.

Rien n’est plus faux.

Dans cette partie, je vais vous expliquer ce qu’est et/ou peut être le sexe entre femmes, mais aussi pourquoi est-ce que ce sujet est important, que ce soit dans vos récits ou dans la vraie vie.

Dans la deuxième partie, j’aborderai les méthodes de safe sex entre femmes les plus connues et dans la troisième, celles dont je suis prête à prendre le pari que vous n’avez jamais entendu parler…

Définition rapide

Quand je dis « entre femmes », il faut plutôt comprendre « entre individus ayant des vulves ».  Personne n’a à être réduit à ses organes, donc à défaut d’une meilleure expression…

Néanmoins pour rappel :

  • dans le cas de rapports entre femmes transgenres non opérées, le safe sex est le même qu’entre hommes,
  • dans le cas de rapports entre une femme cisgenre et une femme transgenre non-opérée, le safe sex est le même entre un couple hétérosexuel,
  • des femmes ayant des rapports sexuels entre elles peuvent se définir comme bi, pan, … et ne sont donc pas uniquement lesbiennes.

Mais pourquoi est-ce important le safe sex entre femmes ?

Personne n’en parle. Je suis certaine qu’on ne vous a jamais présenté autre chose que les infâmes dangers de la grossesse et des vilaines IST/MST  (dont le VIH) que les mâles transmettent à leur conjoint, dans le cadre des séances d’éducation sexuelle – si vous en avez eues – au collège et lycée. Tout cela, alors même que la cyprine – ce que mon correcteur automatique corrige en « caprine » et que vos charmants petits camarades de collège avaient dû rebaptiser « la mouille » – mais aussi le sang – des règles, mais pas que ! – sont des vecteurs de transmission des IST/MST.

Si vous prenez le temps de regarder un peu les sources, vous verrez qu’au final, il y a assez peu de sources françaises ou de grandes associations comme AIDES. En réalité, c’est un non-sujet en France et un vrai problème pour les FSF (Femmes ayant des rapports sexuels avec des Femmes).

Cette méconnaissance donne comme unique résultat : des prises de risques. Cela concerne en réalité l’ensemble des conjoints et conjointes des femmes, c’est-à-dire aussi bien les relations lesbiennes que les relations hétérosexuelles.

La suite au prochain numéro dans trois semaines.

Partie 1 : Le safe sex entre femmes : qu’est-ce donc et pourquoi ?
Partie 2 : Le safe sex entre femmes en application : les options les plus connues.
Partie 3 : Le safe sex entre femmes en application : les options les plus méconnues.


Sources


Camille Miko, autrice et rédactrice en chef du fanzine Pandora


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